Corruption : le message fort du MJS à la mafia du football

Décidément l’Etat algérien semble vouloir mettre en œuvre les mécanismes nécessaires de lutte contre la corruption dans le football national via divers dispositifs. La preuve, au lendemain du placement en détention provisoire du directeur général de l’ES Sétif Fahd Halfaia et l’agent de joueurs Nassim Saâdaoui dans l’affaire de marchandage présumé de matchs, le siège du ministère de la Jeunesse et des Sports, a été le théâtre ce lundi de la signature d’un accord-cadre de partenariat entre le département de Sid Ali Khaldi et l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLCC). Un accord qualifié « d’historique » par le jeune ministre qui s’est engagé à travers un discours ferme, à se tenir en première ligne dans le combat mené contre ce fléau qui gangrène le sport roi en Algérie. « Cet accord, le premier du genre, constitue inévitablement un saut qualitatif dans le domaine de la lutte contre la corruption, et ouvre une nouvelle ère dans la promotion de l’éthique sportive et la sensibilisation des jeunes sur le danger de ce fléau. », a déclaré Sid Ali Khaldi qui pense que le changement est « possible et impératif » et qui « ne peut découler que d’une volonté politique appropriée afin d’établir un environnement sportif et sain à la hauteur des attentes de la nouvelle République et rompre ainsi avec les pratiques antérieures. » Le conférencier a par ailleurs envoyé un signal fort à la mafia du football en mettant désormais en garde « quiconque tenterait de se mettre au-dessus de la loi », a-t-il prévenu tout en annonçant  l’établissement d’une feuille de route bien précise pour le département de la jeunesse et des sports selon les normes internationales, et une série de texte législatifs et réglementaires pour renforcer la lutte contre la corruption.