Matchs arrangés : ce qu’il faut retenir du point de presse du procureur de la République

Le directeur général de l'ES Sétif Fahd Halfaya est dans de sales draps.

Le procureur de la République du tribunal de Sidi M’hamed Chaker Kara qui a écroué le directeur général de l’ES Sétif et l’agent de joueurs Nassim Sadaoui dans la fameuse affaire de l’enregistrement audio, a donné ce lundi certains détails très compromettants à l’endroit surtout du dirigeant sétifien, lors du point de presse qu’il a animé au Tribunal Abane Ramdane d’Alger. En effet, le magistrat en question a révélé que l’appel passé entre les deux mis en cause, d’une durée de 3 minutes et 48 secondes, remonte au 4 mars à 00h14. Il a été surtout authentifié après l’avoir entendu et comparé à l’extrait diffusé sur les réseaux sociaux. Halfaia avait donc menti en prétendant que l’enregistrement sonore était un montage fabriqué par Saâdaoui afin de le piéger. Mais la grosse information à retenir de cette sortie médiatique du procureur de la République, c’est que le DG de l’Entente a été bel et bien inculpé au titre de l’article 247 du code pénal qui stipule qu(‘il « est puni d’un emprisonnement de deux (2) à dix (10) ans et d’une amende de 200.000 DA ‡ 1000.000 DA quiconque qui dans le but de modifier le déroulement d’une compétition ou manifestation sportive en violation des règlements et normes sportifs qui la régissent offre ou promet d’offrir directement ou indirectement des présents, des dons ou tous autres avantages matériels et financiers à toute personne, notamment le joueur, l’entraineur, l’arbitre, le jury, l’organisateur, le dirigeant sportif bénévole élu, le dirigeant de société sportive commerciale, le manager ou le personnel d’encadrement sportif. » Une telle charge risque de coûter très cher à l’Entente de Sétif puisque l’article 80 du code disciplinaire de la Fédération algérienne de football (FAF) stipule que ce cas de figure (corruption ou tentative de corruption), entraîne  la « suspension de l’équipe pour la saison en cours et rétrogradation du club en division inférieure, en plus de 200.000 DA d’amende pour la personne fautive et 1.000.000 DA d’amende pour le club. » En attendant la conclusion de cette enquête qui n’est qu’à ses débuts et qui pourrait s’étendre à d’autres parties comme l’a affirmé le procureur de la République, le grand club d’Ain El Fouara risque de devenir le premier club de Ligue 1 à être rétrogradé en Ligue 2 pour corruption ou tentative de corruption.