ESS: Arab explique comment éviter à son club une possible relégation

Alors que leur club est au cœur d’un grand scandale de marchandage de matchs, les dirigeants de l’ES Sétif vont devoir se montrer convaincants pour lui éviter d’être sous le coup du fameux article 80 du code disciplinaire de la FAF, synonyme d’une rétrogradation en Ligue 2. En dépit des charges retenues contre le Directeur Général Fahd Halfaia pour tentative de corruption, le président de la SSPA/ESS, Azzedine Arab a sa propre stratégie pour défendre l’Entente dans cette affaire. Contacté par nos soins ce mercredi, le boss du club phare des hauts plateaux soutient mordicus qu’une possible condamnation de Hafaia, actuellement sous mandat de dépôt, n’aura légalement aucune incidence sur l’avenir sportif des Noir et Blanc. « Halfaia occupe jusque-là un poste administratif au sein de l’Entente en sa qualité de Directeur Général du club. Juridiquement, il n’a rien à voir avec le volet sportif du club du moment qu’il ne dispose d’aucune licence auprès de la LFP. La commission de discipline n’avait même pas à le convoquer dans cette affaire puisque l’article 4 du code disciplinaire ne mentionne pas l’obligation de la présence d’un administratif à ses auditions. » Nous dira le premier responsable du club sétifien. Et d’argumenter. « Vous ne pouvez pas sanctionner sportivement un club a cause des agissements présumés d’un administratif ou d’un simple employé qu’il soit directeur général, comptable ou chauffeur de bus. Or, Halfaia n’occupe pas le poste de directeur sportif. La preuve, il ne dispose même d’une licence délivrée par la Ligue de football professionnel. Il n’est donc pas concerné par les mesures disciplinaires. L’avocat du club va justement plaider dans ce sens. », Ajoute Arab qui s’est dit confiant de sortir son club du bourbier dans lequel il s’enlise. « On est certes pour l’application de la loi, mais il ne faudrait pas que l’Entente paye pour quelque chose qui n’est pas mentionné dans le code disciplinaire. », conclut-il.