Un organe du MJS qualifie la consultation écrite de la FAF d’antiréglementaire

Président de l’Observatoire national du sport, organe consultatif placé auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), Mokhtar Boudina a critiqué la décision de la Fédération algérienne de football (FAF) de recourir à une consultation écrite pour se prononcer sur l’avenir de la saison 2019-2020, la qualifiant même d’antiréglementaire.

         « Cette consultation écrite n’a pas de base sur le plan réglementaire, du moment qu’elle n’est pas prévue par les statuts. Autrement dit, elle ne peut pas avoir la force de l’assemblée générale, ni la force de la réglementation. La démarche de la FAF est une inspiration pour élargir la discussion et demander l’avis de certains membres de l’AG pour essayer d’avoir le consensus le plus large possible. C’est une consultation que la FAF a le droit de faire, rien ne peut l’empêcher, sauf qu’elle ne peut pas remplacer l’Assemblée générale et toutes les formes qu’elle revêt : extraordinaire ou ordinaire », a fat savoir ce mardi à l’APS Mokhtar Boudina.

« La consultation écrite n’est pas prévue dans les statuts, elle ne peut pas remplacer une AG, elle donne la légitimité pour prendre une décision, mais elle ne peut en aucun cas être une forme de délibération. Elle est initiée pour préparer le terrain à une décision qui doit être prise par le Bureau fédéral ou dans le cadre d’une AG. Elle permet d’avoir un maximum d’avis sur une question, et donc peut-être au BF de trancher soit à son niveau, ou de la soumettre à l’AG comme le permettent les articles 28 et 29 des statuts», a-t-il ajouté.

publicité

Interrogé sur l’éventualité d’un léger remaniement que compte opérer la FAF sur le système de compétition pyramidal,  dans le cas où les membres de l’AG opteraient pour le choix C qui comprend une Ligue 1 à 20 clubs et une division 2 de deux groupes de 18 chacun, l’ex-directeur des sports au MJS a laissé entendre qu’une telle option ne repose sur aucune base juridique.

         « Je ne peux me prononcer sur le système de compétition qui reste des prérogatives de la FAF. Même s’il y a un nouveau système de compétition, il ne peut être pris que dans le cadre du strict respect des statuts et des règlements généraux de la FAF. Quel que soit X, toute décision prise par le Bureau fédéral, en assemblée ou hors AG, doit être prise sur la base d’une assise juridique qui la renvoie aux règlements généraux adoptés par la FAF, pour les clubs amateurs ou professionnels, ou dans le cadre d’une AG ordinaire en respectant les délais, les formes et les procédures, sans plus », a conclu Oudina.