Candidature de Zetchi au conseil de la FIFA, où l’affaire Karouf bis

Aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, l’un des deux motifs du rejet de la candidature du président de la Fédération algérienne de football, Kheireddine Zetchi, pour le Conseil de la FIFA, par la commission de candidature indépendante de cette instance, est une sordide affaire de sanction interne !

En effet, il s’agirait d’une sanction qu’a écopée Zetchi en 2016 lorsqu’il a critiqué sévèrement l’ex-président de la Ligue de football professionnel, Mahfoud Kerbadj, qui n’a pas accepté de domicilier le match Paradou AC – ASO Chlef au stade du 20 août 1955. Disputé finalement au stade de Dar El Beida, la rencontre a tourné à l’avantage des Pacistes. A la fin de la partie, Zetchi n’a pas mâché ses mots envers Kerbadj à qui il a dédié, sur un ton ironique, la … victoire.

Cette attitude n’a pas été acceptée par l’ex-président de la LFP qui l’a traduit devant la commission de discipline, présidée à l’époque par Hamid Haddadj qui a prononcé six mois de suspension dont trois mois avec sursis assortie d’une amende de 200 000 DA.

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Comment donc une banale affaire de déclaration à l’issue d’un match de championnat est parvenue jusqu’à la commission de candidature de la FIFA ? Là où les choses prennent des allures plus dramatiques pour l’image de notre pays, c’est que selon nos sources, le coup est bel et bien parti d’Alger pour barrer la route à l’actuel locataire de Dely Ibrahim de briguer une place au sein du Conseil de l’instance faîtière.

On pensait bien que l’époque de la traitrise était révolue depuis l’affaire Karouf (c’est à cause de cet ex-joueur international algérien que l’Algérie a été privée d’une participation à la CAN 1994 car celui-ci avait pris part à un match alors qu’il était suspendu), mais apparemment la haine et la rancune sont encore plus tenaces de nos jours au point de pousser certains cercles à commettre l’impensable.

Aux dernières nouvelles, on croit savoir que le président de la FAF introduira un recours auprès du TAS de Lausanne pour réhabiliter sa candidature et celle de l’Algérie bien évidemment.