Karim Bekhti : «Le CRB n’a pas encore dit son dernier mot en Ligue des champions»

Karim Bekhti, entraîneur-adjoint du CR Belouizdad, évoque les chances de son équipe avant son duel face à Al Hilal ce mardi pour le compte de la quatrième journée de la phase de poules de Ligue des champions africaine. Contacté par nos soins ce dimanche matin avant le départ de la délégation belcourtoise au Soudan, l’ancien capitaine emblématique du Chabab des années 90 et 2000, a accepté de nous accorder cet entretien.

Dans quel état d’esprit le CRB aborde ce périple au Soudan pour son match de Ligue des champions africaine face à Al Hilal ?

C’est avec un esprit conquérant que nos joueurs abordent ce match qui s’annonce certes difficile. Ils sont conscients des attentes de notre public. Je pense que nous avons devant nous une occasion réelle pour nous rattraper de nos deux dernières contre-performances dans cette compétition. Il faudra se donner cette fois-ci à fond pour pouvoir se relancer dans ce groupe. D’autant plus que notre prochain adversaire ainsi que le TP Mazembe, comptent le même nombre de points que nous. C’est pour vous dire que le CRB n’a pas encore dit son dernier mot en Ligue des champions.

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Le CRB est-il capable de battre Al Hilal sur son terrain et se relancer pour la qualification aux quarts de finale de la Ligue des champions ?

Je pense que nous avons les moyens de revenir chez nous avec les trois points de la victoire à condition de ne pas répéter les mêmes erreurs que durant nos deux dernières rencontres dans cette compétition. Al Hilal est certes une bonne équipe mais elle est loin d’être invincible. D’ailleurs, on aurait pu la battre aisément chez nous s’il n’y a pas eu cette mauvaise relance de notre gardien qui nous a coûtée un but dés les premières minutes du match. Nos joueurs étaient perturbés et ont mis beaucoup de temps pour rentrer dans le match et avoir le contrôle total sur le ballon. Nous avons réussi à égaliser  tout en gâchant d’énormes opportunités d’arracher les trois points dont le penalty raté par Belahouel dans le temps additionnel. Al Hilal était vraiment prenable ce jour-là et on espère exploiter ses faiblesses pour revenir chez nous avec une victoire.

Le CRB a fait preuve de beaucoup de méfiance lors du dernier derby face au MCA. Ce n’est pas en jouant de la sort que vous allez aspirer à une victoire au Soudan…

On ne peut pas comparer les deux matchs parce que le contexte est différent. Pour nous, il ne fallait surtout pas perdre ce derby face au MCA pour aborder notre déplacement au Soudan avec un peu plus de sérénité. Je pense qu’on pouvait gagner ce derby si on avait réussi à concrétiser nos actions en seconde période. Mais un point en dehors du 20-Août c’est toujours mieux que rien, même si j’insiste à dire que le CRB joue tous ses matchs pour les gagner.  

Le Chabab joue à chaque fois de malchance lors des compétitions africaines. La preuve, vous vous êtes retrouvés l’autre jour en Tanzanie face à Mamelodi Sundowns, menés au score dés la deuxième minute du match avec un joueur expulsé. C’est incroyable, non ?

Pour savoir si une équipe est maudite ou non dans une compétition, il faut qu’elle y participe régulièrement. Or le CRB joue la Ligue des champions une fois tous les vingt ans. Par contre, on peut parler du manque d’expérience de notre équipe en Ligue des champions par rapport à la plupart des clubs qui participent à cette phase de poules. Prenez juste l’exemple de notre prochain adversaire qui joue chaque année la Ligue des champions. Pour que le CRB aspire un jour à la gagner , il faudra d’abord qu’il la joue à chaque édition. Il est temps que le club s’imprègne définitivement de la culture africaine.

Le CRB peine à retrouver ses marques depuis plusieurs semaines. Peut-on parler de crise ?

Absolument pas. Une équipe qui a perdu un seul match cette saison ne peut pas être en crise. C’est vrai que nous avons concédé plusieurs matchs nuls mais il y a bien une explication à cela.  Par exemple, il ne faut pas oublier que notre effectif a beaucoup souffert par le grand nombre de blessures. D’ailleurs, l’infirmerie du club affiche toujours complet. Quand vous vous passez des services de plusieurs cadres tels les Djerrad, Bousseliou, Tabti, Belahouel, ce n’est pas évident de le remplacer tout ce beau monde, même si les joueurs qui jouent actuellement essayent le meilleur d’eux-mêmes. Je pense qu’une fois qu’on récupère tous nos blessés, croyez-moi que vous allez assister au vrai visage du CRB.