L’Italie fait pleurer l’Angleterre à Wembley et s’offre son 2e Euro

L’Italie a remporté le deuxième Euro de son histoire en battant en finale l’Angleterre aux tirs au but (1-1, 3-2), ce dimanche soir à Wembley. Les Three Lions échouent ainsi à gagner leur deuxième titre majeur, 55 ans après leur victoire en finale de la Coupe du monde 1966 face à l’Allemagne dans cette même enceinte londonienne.

Et pourtant, l’équipe de Gareth Southgate a démarré cette finale 100 à l’heure en prenant d’emblée un net avantage sur son adversaire. En effet, on jouait à peine la deuxième minute du match lorsque le latéral gauche Luke Shaw a fait rugir le stade de Wembley en ouvrant la marque d’une superbe volée du gauche. Le joueur de Manchester United qui était à la conclusion d’un contre ultrarapide qu’il avait lui-même initié, venait d’inscrire le but le plus rapide dans une finale d’Euro (1′57). Il a effacé des tablettes les cinq minutes et dix-sept secondes de l’Espagnol Chus Pereda (Espagne 2-1 Union Soviétique en 1964).

Cette ouverture du score précoce a fait douter d’emblée les Italiens qui face au pressing haut des Anglais, avaient du mal à s’extirper de leur camp durant la première période. Sonnés, les joueurs de Roberto Mancini semblaient complètement perdus sur le terrain jusqu’à ce que Federico Chiesa sonne la révolte italienne sur un rush époustouflant. Mais la frappe à ras de terre de l’attaquant de la Juventus, aux abords de la surface anglaise, est passée à quelques centimètres du montant gauche de Jordan Pickford (35e).

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Après avoir terminé la première période avec 65% de possession de balle, l’Italie va revenir sur le terrain après la pause avec de meilleures intentions. Aidée par le repli inexpliqué de son adversaire, la Squadra Azzura a assiégé les buts de Jordan Pickford qui a évité à son équipe une égalisation certaine en détournant une autre frappe de Federico Chiesa, déclenchée jusque à l’entrée de la surface (62e). Mais ce n’était que partie remise puisque Leonard Bonucci va permettre aux quadruples champions du monde de remettre les pendules à l’heure, cinq minutes plus tard, en reprenant un ballon renvoyé par le poteau sur une tête de Verrati.

Tout était à refaire pour les deux équipes, contraintes de disputer les prolongations comme lors des demi-finales. Et comme l’extra time n’a apporté aucun changement au tableau d’affichage, la fatidique séance des tirs au but était le moyen pour les départager. Un exercice qui a réussi aux Italiens, comme lors de leur premier sacre en 1968 face à l’ex-Yougoslavie puisque les joueurs de Mancini n’ont raté qu’un seul essai contre trois pour les Anglais.

En enchaînant leur 34e match sans défaite, la Squadra Azzura n’est désormais qu’à une petite unité du record mondial d’invincibilité détenu conjointement par l’Espagne et le Brésil. Énorme.