Verts: Belmadi en remet une couche sur l’arbitrage africain (vidéo)

C’est un Djamel Belmadi très remonté contre l’arbitre du match Burkina Faso – Algérie qui s’est exprimé sur le micro de la Fédération algérienne de football (FAF), peu après la rencontre.

Les Verts ont certes concédé un nul logique face aux Etalons, en ayant mal joué en seconde période. Mais le résultat aurait pu être différent si l’arbitre botswanais Joshua Bondo avait sifflé un penalty à la 87e minute de la partie en faveur des champions d’Afrique. C’était suite à une faute flagrante commise par un défenseur burkinabé sur Riyad Mahrez dans la surface. De quoi mettre hors de lui le sélectionneur national qui a encore pesté contre l’arbitrage africain. « Pour ça, on sait qu’on sera toujours dans la difficulté par rapport à ces arbitres. Ce n’est pas de la paranoïa, parce que toutes les dernières dates FIFA le prouvent. On a une pression constante de ces arbitres qui passent leur temps à venir dans nos vestiaires, nous mettre la pression pour un rien, venir énerver tout le monde », a lancé d’emblée Belmadi.

Et de poursuivre : « Dès l’entame du match il y a des choses que personne ne voit. Quand il y a des penalties aussi évidents, on doit avoir le courage l’honnêteté, de siffler ce qui doit être sifflé. Il y a un tacle à la 10e minute, hors du sol, ça donne un carton jaune. Dans la foulée, Ramy (Bensebaini) tient le maillot d’un joueur et ça donne un carton jaune. On peut tenir un maillot et casser un joueur et c’est le même résultat. On sait tout ça, on n’y peut malheureusement rien, on peut juste le dire ».

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L’ancien milieu de terrain du PSG et de l’OM n’hésite pas à dénoncer de nouveau le jeu de coulisses qui gangrène l’arbitrage africain depuis  toujours. « C’est toujours l’Afrique qui est perdante, on a beau l’expliquer, c’est un gros chantier qui attend la CAF s’ils veulent vraiment changer les choses pour que le football africain soit respecté .C’est un problème à régler parce que les arbitres œuvrent en toute impunité. Il y a des choses que les spectateurs et téléspectateurs voient, et d’autres qui ne voient pas.»

En attendant, Djamel Belmadi ne se fait pas trop d’illusions sur une possible prise en charge de ce volet par l’instance de Patrice Motsepe. Au contraire, il se montre fataliste : « On doit passer par là, on sur le continent africain, on n’y peut rien, on doit se montrer forts là dessus, et faire en sorte de donner  que très peu de possibilité aux arbitres de nous léser. C’est un peu le discours qu’on a avec les joueurs », conclut-il.